La conservation inclusive est plus qu’un mot à la mode dans les discours environnementaux contemporains c’est une réponse concrète et éthique aux limites des approches classiques de la préservation de la biodiversité. Elle part d’un postulat simple mais fondamental : aucune aire protégée ne peut être durablement sauvegardée sans l’adhésion active, la participation informée et la reconnaissance des communautés qui vivent autour, ou parfois même à l’intérieur.
Aucune aire protégée ne peut être durablement sauvegardée sans l’adhésion active des communautés.
Cette approche ne vise pas seulement à impliquer les communautés locales comme de simples « partenaires » logistiques ; elle les place au cœur des stratégies de gouvernance, de suivi écologique, de surveillance, d’éducation environnementale et de développement socio-économique. Elle considère leurs savoirs, leurs droits, leurs aspirations comme des leviers pour une conservation plus juste, plus efficace et plus durable.
C’est précisément cette vision que la FEDEC incarne et déploie sur le terrain, comme en témoignent ses multiples actions menées au cours du deuxième trimestre 2025.
À Campo-Ma’an, la formation de 35 écogardes et d’acteurs communautaires, avec l’appui de COTCO, intègre non seulement des outils technologiques de pointe (SMART/CT, GPS, Delorme), mais aussi une sensibilisation au respect des droits humains et aux dynamiques locales.
Le résultat une amélioration de la qualité des patrouilles, qui se traduit par des saisies notables mais surtout une montée en compétence des équipes ancrées dans le territoire.
Dans le PNMD, la FEDEC soutient activement le Conseil de l’Autorité traditionnelle (CAT), structure représentative de la légitimité locale.
En formant ses leaders au plaidoyer et en appuyant la participation de 25 jeunes riverains aux missions de conservation, elle crée une économie de la conservation qui génère des revenus utiles à l’éducation, à l’agriculture, et à la dignité locale. Une conservation qui soigne aussi bien les forêts que les inégalités.
Sur le site de Mba’am, l’approche participative du suivi écologique, impliquant les membres du Club des Amis des Chimpanzés, montre qu’avec une bonne formation, les communautés deviennent productrices de données scientifiques fiables, garantes de l’équilibre écologique de leur propre territoire.
Cette logique s’étend également à la sphère sociale et éducative, avec la formation des encadreurs du foyer de Ngoyang, ou le soutien à la réussite académique d’un jeune autochtone Bakola, Tang Cédric, aujourd’hui brillamment engagé dans une voie technologique à l’IAI. Ces initiatives rappellent que la conservation inclusive prend aussi racine dans l’émancipation humaine, la dignité culturelle et l’accès à la connaissance.
En résumé, la FEDEC construit pas à pas, terrain après terrain, une écologie de la confiance, dans laquelle les communautés ne sont pas des obstacles à contourner, mais des alliées à fortifier. C’est cela, la conservation inclusive une nature protégée avec les peuples, et pour les générations à venir.





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